Jean le Chanceux

Présentation du spectacle

Le Berry est un pays « sorcier », terre noyée de brume qui enveloppe les haies vives, stagne au creux des chemins du bocage et dont les ombres ont alimenté longtemps les frayeurs paysannes. La région, pas plus superstitieuse que les autres terroirs, s’est autrefois distinguée par de retentissants procès en sorcellerie. Les créatures typiques de la contrée sont les birettes (spectres en chemise) ou le dangereux meneux de loup. On peut encore trouver, chez nos aïeux, dans quelques fermes ou villages reculés, des histoires de mauvais œil, de troupeaux décimés mystérieusement ou de voisins malintentionnés.

Mais c’est surtout l’œuvre littéraire de George Sand, notamment La Mare au Diable, qui a popularisé l’image d’un Berry sorcier, en décrivant les mœurs inquiétantes de sa Vallée Noire.

Nos paysans du Berry, de par le passé, désignent le diable par une infinité de noms. Ils l’appellent tantôt Chouse, l’Autre, Georgon, Georget, tantôt Le Malin, Le Maufait, Le Vilain. Le diable, en Berry, est le héros d’un grand nombre de récits populaires. Dans la plupart, il montre plus de méchanceté que d’adresse, plus de bêtise que de finesse. Presque toujours, il est pris à son propre piège, il est bafoué, honni, humilié et même battu. En un mot, il joue généralement un rôle pitoyable.

Nous nous contenterons de rapporter, avec nos musiques et nos instruments de musique, la vielle à roue et la cornemuse, avec l’appui du récit de Laisnel de la Salle, le conte de Jean le Chanceux.

Les intervenants